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| [ Voir 24 images n° 118 p. 52-63 ] | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| La lune viendra delle-même de Marie-Jan Seille De la vie et de la mort, simplement par Pierre Barrette Empreintes de Jacques Drouin Dans le ventre de l'écran d'épingles par Marco de Blois Fahrenheit 9/11 de Michael Moore Tout est affaire de montage par Gilles Marsolais The Agronomist de Jonathan Demme Before Sunset de Richard Linklater Camping sauvage de Sylvain Roy et Guy A. Lepage Carnets de voyage de Walter Salles Comme une image d'Agnès Jaoui Confidences trop intimes de Patrice Leconte Dans ma peau de Marina De Van The Mother de Roger Michell Premier juillet Le film de Philippe Gagnon Spider-Man 2 de Sam Raimi |
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![]() Nathalie Mallette, Isabelle Leblanc et France Castel. Une première réalisation qui laisse transparaître la pudeur assumée dune artiste sensible. |
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| La lune viendra delle-même de Marie-Jan Seille De la vie et de la mort, simplement par Pierre Barrette Dans le paysage cinématographique actuel, consacrer un film entier aux derniers jours dune jeune femme atteinte du sida tient du défi, défi que Marie-Jan Seille relève avec dignité, grâce et pudeur. Loin des effets de mode, son film est un voyage introspectif dans les arcanes de la maladie et de la mort en même temps quun appel à la vie à peine chuchoté, pas tant un cri quun souffle quon reçoit comme une leçon de choses essentielle. Film dauteure et en cela singulier de la première à la dernière image, cette première uvre suscite pourtant la forte tentation étant donné la proximité des sujets de la comparer au très, très médiatisé et désormais oscarisé Les invasions barbares : là où Arcand décidait daborder lagonie dun homme avec lartillerie lourde des trompettes et des tambours de lémotion, Marie-Jan Seille opte pour un ton beaucoup plus nuancé, un récit dominé par lellipse et dont les séquences semblent tenir ensemble plutôt par leffet dun rythme que par une stricte continuité daction, par la qualité du regard porté sur les gens davantage que par des raccords traditionnels. Le film juxtapose des images « objectives », construisant au présent lhistoire dAimée qui entre en maison de repos pour sidéens, et des images « subjectives », captées par Aimée elle-même qui traîne partout une petite caméra vidéo. Sil sagit dun moyen pour introduire dans la trame du récit une dose de subjectivité qui ajoute à laspect intime de lexpérience en la personnalisant fortement, ces images secondes sont aussi une façon efficace deffectuer de brefs retours en arrière qui font discrètement la genèse dune situation dramatique qui nest jamais expliquée. Elles jettent en outre sur le monde entourant la mourante une sorte de regard intrigué, qui correspond au changement de perspective engendré par la maladie. Pourtant, rien nest dit ou presque de sa vie avant que son existence ne bascule, en tout cas rien qui expliquerait comment elle a contracté le sida, ni aucun élément biographique à travers quoi le spectateur pourrait combler les trous du récit, qui restera lacunaire jusquà la fin. Le film atteint en ce sens un degré de concentration extrême, tout entier tourné vers lintériorité de personnages dont on ne sait presque rien sinon ce qui nous en est révélé très partiellement à travers leurs gestes et leurs paroles. Les réserves quon peut avoir devant cette uvre touchante et dépourvue de toute prétention à saligner sur le goût du jour concernent pour lessentiel quelques éléments de forme, dont la fonction par trop évidente est de surligner un propos déjà bien inscrit dans la trame du récit. Ainsi, les nombreuses contre-plongées sur des arbres, mais aussi les gros plans de fleurs, accompagnés dune musique quon dira « méditative » à défaut de mieux, finissent à la longue par ressembler à un procédé. Car même si on comprend le parti pris pour la lenteur et une certaine forme dabstraction symbolique, une telle manière dévoquer la nature en contrepoids à la mort est loin dêtre neuve et menace à tout moment de basculer dans le cliché. À lopposé de ces dérives poétiques, quelques scènes très terre à terre où lon apprend par exemple comment transférer un patient de son lit à son fauteuil roulant fraient dangereusement avec le réalisme didactique, au risque de casser léquilibre fragile qui sétait installé dans le récit entre lémotion, la prise concrète sur le réel et la fiction. Mais sagissant dun premier film, on ne peut que souligner la maîtrise somme toute exceptionnelle de lensemble, et plus particulièrement de la direction dacteurs. Le duo formé par les deux protagonistes France Castel et Isabelle Leblanc rend avec justesse la complexité dune relation amicale qui, non pas fondée sur la vie, les perspectives davenir, la profusion heureuse, se construit à même lattente douloureuse de la fin, avec tout ce que cette attente contient de doutes, de tensions, dinterrogations cruelles mais aussi de beauté et de complicité, par-delà lextrême tristesse du constat qui les lie. Marie-Jan Seille filme cela avec lattention diligente dun témoin discret, la pudeur assurée dune artiste sensible, et recompose pour le spectateur une intimité avec la mort qui se déploie comme lexpérience spirituelle simple et essentielle quelle est, ou devrait être. La lune viendra delle-même Québec 2004. Ré. et scé. : Marie-Jan Seille. Ph.: Nathalie Moliavko-Visotsky. Mont. : Annie Jean. Son: Gilles Corbeil, Francine Poirier et Louis Gignac. Mus.: Charles Papasoff. Int. : France Castel, Isabelle Leblanc, Nathalie Mallette, Dominique Pétin, Bernard Alane. 80 minutes. Couleur. Prod.: Acpav. Dist.: Christal Films. Sortie prévue : octobre 2004. |
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![]() Un film dune grande puissance sensorielle. |
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| Empreintes de Jacques Drouin Dans le ventre de l'écran d'épingles par Marco de Blois Imaginons un musée contenant un inventaire complet des objets mythiques du cinéma danimation. On y retrouverait à coup sûr, éclairé de manière dramatique, un écran dépingles. Cet appareil inventé dans les années 1930 par le Français dorigine russe Alexandre Alexéieff, qui désirait produire des images semblables à des « gravures en mouvement », continue de fasciner ou démouvoir ceux qui sen approchent. Les images dUne nuit sur le mont chauve et du Paysagiste reviendraient dans la mémoire des visiteurs cinéphiles, tandis que dautres se demanderaient comment fonctionne cet assemblage inusité de milliers dépingles amovibles plantées dans un cadre métallique. En effet, le contraste est saisissant entre son apparence (il ne ressemble quà lensemble de ses parties) et le caractère très détaillé des images quil permet de créer. Pour la compréhension de ce texte, précisons que ces images se composent de zones de lumière et dombre, lesquelles sont produites par un éclairage latéral qui percute les têtes des épingles. En 1976, le Montréalais Jacques Drouin réalise Le paysagiste avec un écran dépingles fabriqué à lONF. Ce film marquant, qui raconte les déambulations dun peintre dans lunivers de son tableau, contribue à déplacer lattraction exercée par le célèbre appareil de la France jusquici. Drouin devient alors le maître de lécran dépingles et, depuis le décès dAlexéieff, le seul artisan à se spécialiser dans cette technique rare. Or, entre Le paysagiste et Empreintes, autant le savoir-faire du cinéaste saccroît de film en film, autant la technique tend à seffacer au profit de ce savoir-faire. En ce sens, La leçon de chasse (2001) était une sorte dexercice extrême : le film se caractérise par son réalisme et un découpage inspiré du cinéma de prise de vues réelles, de sorte que la fluidité narrative fait pratiquement oublier quil sagit dune uvre réalisée avec lécran dépingles. La puissance sensorielle (principalement oculaire, tactile et auditive) dEmpreintes trouve peut-être son explication dans le fait que le cinéaste a souhaité tourner le dos à cette tendance. Il sagit dune autre histoire sur un artiste et son tableau, à la différence que lartiste y est cette fois Jacques Drouin (on le voit au travail, en pixillation, dès les premières images). Dans ce film qui ne cherche pas à raconter mais à faire ressentir quelque chose, lidée dempreinte se manifeste dabord dans la façon dont sont illustrées les influences extérieures sur le processus créatif, puis par les traces que laissent les petits accessoires manipulés par Drouin sur la surface de lécran dépingles. Transgressant les interdits, le réalisateur approche la caméra de lappareil, si près que les têtes des épingles deviennent très visibles, il filme de biais pour révéler le relief formé par celles-ci et fait pivoter lécran pour en montrer lendos. Jouée au clavecin, une pièce baroque de François Couperin (Les barricades mystérieuses) remixée, voire triturée, donne au film son rythme rapide et tourbillonnant, et sa respiration. Le choix du clavecin nest pas innocent puisque certaines analogies relient linstrument à lécran dépingles. En effet, voici deux objets issus du passé, fruits dune technique et dun savoir-faire anciens, produisant des sons et des images à laide de pièces métalliques. Or, lun et lautre se trouvent ici dévoyés pour la bonne cause. Laquelle ? Lavenir, la suite de lhistoire. Créateur et pédagogue, Drouin bouscule lécran dépingles pour en faire découvrir les multiples possibilités et la force dexpression. Nous ne sommes plus ici dans le domaine du réalisme mais plutôt dans une sorte de poésie à la fois introspective et échevelée à cheval entre le surréalisme et le symbolisme. Nous pénétrons dans un monde dont les éléments obéissent aux lois dune énigmatique mais parfaite cosmogonie. Nous avons quitté le musée. Nous sommes dans le ventre de lécran dépingles. Empreintes Québec, 2004. Ré. et scé. : Jacques Drouin. Mont. image : Natacha Dufaux. Conc. son. : Denis Saindon. Mus. : François Couperin. Mix. : Serge Boivin. 6 minutes. Couleur. Dist. : ONF. |
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| Camping sauvage de Sylvain Roy et Guy A. Lepage On ne sattarderait pas sur ce film sil nétait québécois. Mais puisque Téléfilm Canada et la Sodec ont décidé de gâcher largent des contribuables en le faisant exister, on prendra quelques secondes pour dire combien Camping sauvage est dune ineptie profonde, dune futilité sans bornes et dune médiocrité à toute épreuve. Entre prestation estudiantine de fin dannée et freak show, cette prétendue comédie policière raconte comment un boursicoteur, Pierre-Louis Cinq-Mars, est placé sous la protection de la police après avoir dénoncé un délit de fuite commis par le chef dune bande de motards criminels. Il est logé incognito au Camping Pigeon, un nom qui dit exactement le fond de cette pantalonnade : tout le monde trompe tout le monde. Ce portrait du Québécois en filou invétéré est cynique et consternant, donne le caractère ambiant du film et en explique la production : la mesquinerie. Cinq-Mars est joué par Guy A. Lepage, coauteur du film, connu pour lémission de télévision Un gars, une fille, et dont le jeu est aussi expressif quun bloc de marbre. Le camping est tenu par Jackie, soit Sylvie Moreau, plus gorgeous que jamais, aussi âpre au gain quà la baise (ce quelle était à grands traits dans son émission Catherine). Les motards sont quant à eux une bande de débiles mentaux. Avec un tel brouet, bien épais et bien dégueulasse, où tout est téléphoné (doù un ennui qui sinstalle très vite), on ne sera pas surpris de la nullité complète de ce film dune laideur monstrueuse (autre constat : en plus dêtre un escroc, le Québécois est dune ringardise agressive absolue). On se demande encore si tous les artisans du film, plus les institutions étatiques, ont pensé que le public québécois possède un quotient intellectuel moyen sous la barre des 70. Quel que soit le succès obtenu par ce film au box-office, Camping sauvage aura roulé le spectateur, en plus de rire de lui. Camping sauvage (Qué. 2004. Ré. : Sylvain Roy et Guy A. Lepage. Scé. : Luc Déry, André Ducharme et Yves Lapierre. Int. : Guy A. Lepage, Sylvie Moreau, Normand DAmour, Benoit Girard, André Ducharme.) 90 min. Prod. : Ciné-Roman et Lyla Films. Dist. : Alliance Atlantis Vivafilm. A.R. |
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| Carnets de voyage de Walter Salles Lentreprise de Carnets de voyage a le mérite dêtre celle dun cinéaste dAmérique du Sud qui revisite son histoire, bien quentre le contenu du film et la forme choisie par Salles, il semble y avoir quelque chose de presque irréconciliable. Écrits au jour le jour ou faits dobservations tirées de souvenirs de voyages, ces carnets dErnesto Guevara, alors âgé de 24 ans, témoignent de la découverte dun continent. Ce continent, il lexplore cependant avec ses préjugés de classe, une certaine arrogance et le goût de laventure. Il est le fils dune famille à laise de Buenos Aires et va bientôt obtenir son diplôme de médecine. Néanmoins, licône quil est devenu ne cesse de se refléter sur le film et dy projeter une certaine ombre. À telle enseigne que parfois on a limpression que les événements que raconte le film seraient sans intérêt sils nétaient arrivés à ce même Che Guevara. Dès les premières minutes du film, on a limpression que Salles a recours encore ici aux recettes sûres dun cinéma conventionnel. Cette traversée continentale et initiatique, le cinéaste lillustre avec des images, parfois à couper le souffle, de la Patagonie, de la Cordillère des Andes ou des hauts plateaux du Pérou qui donnent limpression de déambuler dans des paysages exotiques un peu comme des voyeurs, ou des touristes. On a le sentiment quil applique à ce canevas les mêmes recettes quà Avril brisé (2001), son second film, qui métait alors apparu comme un produit sans âme, cherchant à transcrire une thématique totalement désincarnée, aromatisée à la sauce western. Cétait la recette Tarantino appliquée à un sujet intimiste. Or, depuis quelques années, un certain cinéma latino-américain est fortement soutenu par les « ateliers » de scénarisation du Sundance Institute. Ici, cette influence et celle du grand ami et coproducteur du cinéaste, Robert Redford, se font à nouveau sentir ! Comme Cidade de Deus ou Y tu mamma tambien, un certain cinéma défendu par lentreprise Sundance na malheureusement dindépendant que le financement et le mode de production. Pour le reste, il sagit dun cinéma qui se fabrique selon les codes de Hollywood, pour rejoindre le même public. En outre le Brésilien a donné à son film ce ton bon enfant qui est caractéristique dune certaine gauche états-unienne bien-pensante. Un sujet à composantes multiples chargé dhistoire et de références nous est donc livré ici à la façon hollywoodienne, et paré des meilleures intentions du monde. À la limite ce film aurait aussi très bien pu être mis en scène par nimporte quel cinéaste indépendant de Hollywood ! Mais peut-être sagit-il ici dun autre voyage initiatique, qui serait cette fois-ci celui du cinéaste, lui aussi fils dune riche famille du monde bancaire brésilien, qui découvre à son tour son appartenance à un «continent toujours en transe » ? Peut-être est-ce là la grande qualité de ce film ? Quoi quil en soit, lentreprise aura au moins eu le mérite de contribuer à réunir des artisans et des techniciens des pays latino-américains par où est passée la production. En cela ce projet participe dune certaine réappropriation dun mythe et dun personnage appartenant à lAmérique latine. (Arg.-Brésil-Chili-É.- Carnets de voyage U.-Fr.-G.-B.-Pérou 2004. Ré. : Walter Salles. Int. : Gael Garcia Bernal, Rodrigo De La Serna, Mia Maestro, Mercedes Moran.) 126 min. Dist. : Alliance Atlantis Vivafilm. A.P. Sortie prévue : fin septembre. |
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| Comme une image d'Agnès Jaoui À condition daimer les films à thèse, ceux qui départagent clairement les caractères des personnages entre eux, qui mènent sans ambiguïté lhistoire de A à Z (présentations, contradictions, résolutions), alors on pourra regarder le deuxième film dAgnès Jaoui sans déplaisir. Dautant que Comme une image prêche pour des bonnes causes, par exemple contre la dictature des mangeuses de yaourt à 0 % de matières grasses. La protagoniste principale, Lolita, à qui on fait remarquer à chaque instant ses rondeurs, investit son énergie dans le chant, avec succès, mais se heurte à lindifférence de son père, écrivain célèbre, marié à une jolie blonde à peine plus âgée que sa fille et au bord du collapse dès quelle prend un gramme. Le film nous venge de petites humiliations un chauffeur de taxi tyrannique se fait vertement rabrouer par Étienne Cassard (excellent Jean-Pierre Bacri) , épingle les lâchetés de ceux qui se coulent dans les jeux de pouvoir, dénonce lorgueil et les vanités du milieu littéraire, stigmatise un jeune écrivain étourdi de sa notoriété naissante qui accepte de participer à une émission de télévision affligeante, et, in fine, valorise la pratique du chant classique dans un groupe damateurs. Difficile dêtre plus consensuel dans cette critique bien-pensante de travers sociaux et humains dautant que tout cela est habilement troussé avec le sens de la situation juste, de la formule qui fait mouche. Cela dit, quun grand écrivain puisse être un monstre dégoïsme et fasse souffrir son entourage nest ni une révélation ni dun grand intérêt. Traiter ce sujet, cest finalement faire le jeu dune vulgate journalistique, propagée, entre autres, par la télévision, qui réduit la dimension des uvres à des clés biographiques et à la prestation des auteurs devant les caméras. Maintenant, si on attend du cinéma quil relève dune dimension moins mécaniste, que le film ne sépuise pas à une première vision, quil nous amène à nous interroger au lieu de nous caresser dans le sens du poil, alors, un certain ennui nous gagne assez vite. Agnès Jaoui na pas assez confiance dans le cinéma, elle ne semble pas lui reconnaître la capacité datteindre à des subtilités, à des émotions comme elle en attend de cet art quelle semble chérir entre tous, la musique. Cest ce qui nous sépare. Comme une image (Fr. 2004. Ré. : Agnès Jaoui. Int. : Marilou Berry, Agnès Jaoui, Laurent Grevill, Jean-Pierre Bacri.) 110 min. Dist. : Les films Séville. J.K. Sortie prévue : septembre. |
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