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| Cap d'espoir par Jacques Leduc Le très proche Orient par Robert Daudelin L'homme qui regardait National Geographic par Yves Rousseau |
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| Cap d'espoir par Jacques Leduc [ extrait seulement, texte complet voir 24 images n° 121 p. 49 ] |
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| On retrouve sur le site Internet de l’ONF, à la page consacrée au film Cap d’espoir, une image, parmi d’autres, qui représente deux fillettes sur la véranda de leur maison quelque part en haute Gaspésie, Cap Chat ou Mont-Louis, en 1969, et leur pauvreté est évidente. C’est en entretenant le vain espoir de recomposer les pages perdues de mon passé que je suis tombé sur cette image. Que sont-elles devenues, ces deux jeunes filles qui ont aujourd’hui plus de quarante ans ? Mais à ce chapitre, que sont devenus tous ces gens rencontrés, filmés, écoutés, tous ces gens avec qui on a passé une partie de notre vie et qui ont laissé leurs traces dans nos films ? Ces deux enfants, qu’on ne voit que pendant quelques secondes et encore d’un peu loin, à travers le pare-brise de l’auto, images volées, ces deux jeunes filles donc, avant même que mon regard ne traverse le leur, représentaient en quelque sorte la raison qui allait motiver la mise en marche de Cap d’espoir. [...] [ extrait seulement, texte complet voir 24 images n° 121 p. 49 ] |
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| Le très proche Orient par Robert Daudelin [ extrait seulement, texte complet voir 24 images n° 121 p. 50-51 ] |
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| Dans la partie la plus achalandée de la rue Hamra, la plus célèbre des rues marchandes de Beyrouth, le cinéma Montréal propose, semaine après semaine, des films d’action et des comédies égyptiennes, en arabe, sans sous-titres. Avec l’Aresco Palace, qui rouvre périodiquement pour accueillir des événements spéciaux, le Montréal est le seul survivant de l’âge d’or du cinéma à Beyrouth. Dans les années 1960, dans le seul quartier d’Hamra, une douzaine de salles (dont un Strand, comme rue Sainte-Catherine, à la même époque) proposaient aux Beyrouthins des films du monde entier et « il n’était pas rare que des films américains y fussent programmés avant même d’arriver sur les écrans parisiens ». Au même moment, les palaces qui illuminaient le centre-ville depuis les années 1920 et qui s’étaient multipliés avec les années 1950 offraient les dernières productions de Hollywood, de Paris et de Cinecittà, projetées en version originale avec double sous-titrage (français et arabe). Mais ce décor, « sans pareil au Proche-Orient », appartient à une époque révolue. La guerre est passée par là et Beyrouth ne sera jamais plus Beyrouth. Les salles de cinéma sont encore nombreuses, mais, comme dans toutes les grandes villes du monde, elles sont impersonnelles et logées dans les centres commerciaux; on y voit essentiellement du cinéma américain, surtout le pire, annoncé avec tambours et trompettes. L’une de ces salles arbore fièrement l’étiquette « Europa Cinémas » (comme les salles de l’Ex-Centris), mais on attend encore les retombées positives qu’annonçait ce partenariat. [...] [ extrait seulement, texte complet voir 24 images n° 121 p. 50-51 ] |
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| L'homme qui regardait National Geographic par Yves Rousseau [ extrait seulement, texte complet voir 24 images n° 121 p. 52-53 ] |
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![]() Les Bougon, c’est aussi ça la vie ! De l’infantilisme au cynisme. |
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| [... ] Le ton franchement larmoyant des téléjournaux québécois quand ils ont traité cette catastrophe, par rapport aux bulletins européens, nous ramène impitoyablement à notre condition de peuple inabouti, condamné à l’enfance et au mélodrame. Nous n’éprouvons pas tant de compassion pour les victimes que nous nous identifions à elles. Approche stérile et non constructive. Qui sont nos stars historiques telles que représentées par les blockbusters locaux ? Aurore et Alys Roby. Nous nous ruons dans les salles pour pleurer sur nous-mêmes, sur cette belle jeunesse prometteuse que nous n’arrivons jamais à dépasser parce que fauchée par la folie, la fatalité, la mort, la méchante belle-mère, la chape de laine tricotée serrée. Toujours la faute de l’autre. Victimisation, quand tu nous tiens. Tout de même atteints par la postmodernité environnante (car nous avons le câble), nous cherchons parfois à nous sortir de cette république des matantes aux gros seins naguère chauds et nourrissants mais devenus étouffants, par une fuite éperdue vers un cynisme tout aussi stérile que l’infantilisation qu’il cherche à faire oublier. Nous y arrivons avec la grâce et la subtilité d’un ado soudain saisi par l’appel de la testostérone. On veut jouer au dur mais pas trop. On est partant pour se soûler la gueule, mais on a des remords le lendemain. D’ailleurs on vote de la même façon, avec la même immaturité politique, sans penser aux conséquences : aux dernières élections provinciales, Charest et Dumont ont quand même eu 60 % des votes exprimés, alors pourquoi Charest ne se sentirait-il pas légitimé de gouverner résolument à droite ? Et que dire des fusions-défusions ? On se croit très évolués parce qu’on ne pose pas de bombes. Quels sont les hits de la télévision québécoise ? D’une part des shows cyniques comme Tout le monde en parle, Les Bougon (sans s), des trucs vraiment divertissants, dans tous les sens du terme, incluant celui de « diversion » (attirer l’attention par un leurre). Et d’un autre côté, des émissions comme Loft Story et Occupation double, comble de la perversion car on y mêle à la fois la sensiblerie romantique (comme si un souper aux chandelles était le boutte du boutte) et le cynisme de jouir de voir les uns, les unes et les autres se faire jeter hors du paradis cathodique par un processus d’élimination. Remarquez, Tout le monde en parle a toujours son petit moment de sensiblerie aussi. [...] [ extrait seulement, texte complet voir 24 images n° 121 p. 52-53 ] |
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