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| Cinéma en poche Intelligence du cinéma par Réal La Rochelle Contrechamp Le cinéma à numéro par Jean Pierre Lefebvre Barreau de chaise 3 (mémoires) par Jacques Leduc L'animation à l'ONF La solitude de Monsieur McLaren par Marco de Blois La télé Tu n'as rien vu à Québec par Yves Rousseau |
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| Intelligence du cinéma par Réal La Rochelle [ extrait seulement, texte complet voir 24 images N° 107-108 p. 80 ] |
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![]() Les deux principaux interprètes de L'inhumaine (1924) de Marcel L'Herbier, dans le décor conçu par Fernand Léger. [ extrait seulement, texte complet voir 24 images N° 107-108 p. 80 ] |
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Le cinéma à numéro par Jean Pierre Lefebvre [ 24 images N° 107-108 p. 4-5 ] |
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![]() La vie après l'amour de Gabriel Pelletier. Trente ans après son âge d'or, le cinéma québécois parle le même langage à numéros que celui de Hollywood. |
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| Un froid et pluvieux dimanche dautomne, il y a onze ans. Ma fille de cinq ans, Julia, est enrhumée et sennuie à mort. Je lui propose de regarder la télé, pour voir. Fort Apache de John Ford (1948) vient de débuter à PBS. Elle se cale contre moi, je pose mon bras sur ses épaules, et nous regardons. Une dizaine de minutes plus tard, elle demande : « Pourquoi il y a du noir tout à coup dans le film ? » Je lui dis dattendre que la chose se reproduise et dessayer de comprendre. Après la fermeture et louverture suivantes en fondu, elle dit : « Du temps a passé. » Et à la fin du film, Julia, initiée par la transparente pureté du style de Ford, sait à peu près tout du langage cinématographique: un gros plan « rend un personnage tout seul », un plan densemble «permet de mieux voir de loin », un travelling « cest comme rouler à bicyclette en sapprochant pour aller voir, en séloignant pour sen aller, ou en restant à côté pour accompagner », ainsi de suite. Pour le commun des mortels, toutefois, le langage et la grammaire des images demeurent un mystère aussi grand que celui de la sauce dans le Big Mac parce quils ne font pas lobjet ne serait-ce que dune vague initiation au primaire et au secondaire, et quau niveau collégial et universitaire ils constituent une option et une spécialisation. Imaginez quon enseigne nenseigne pas lécriture et la grammaire françaises de la même manière! Nous vivrions dans un incommensurable chaos social et politique puisque nous serions incapables de structurer une pensée fluide et de communiquer, partager nos idées. Lincapacité universelle de décoder les images-signes-symboles que véhiculent le cinéma, la télévision, lInternet et la publicité qui les cimente tous trois de plus en plus expliquerait-elle en partie le chaos actuel? Chose certaine, point nest besoin de faire de grandes recherches et analyses pour constater que la consommation massive et continuelle dimages en vrac engendre une passivité largement alimentée par le peu deffort mental requis pour les capter. Doù leur terrifiant pouvoir subliminal. Bien plus qu'une technique On analyse rarement un film ou luvre entier dun cinéaste sous langle de leur langage et de leur grammaire. Quand on le fait, cest dans des publications spécialisées au sujet de créateurs qui ont bouleversé les règles de lécriture cinématographique, tels Eisenstein, Tarkovski, Godard. Par ailleurs, la critique dans son ensemble se limite à raconter lhistoire dun film, quelle juge bonne ou mauvaise selon des critères reconnus de performance, en commençant par celle des comédiens: elle en arrive ainsi à énoncer des inepties sans équivalents dans les autres arts où il va de soi que le contenu et le contenant, le fond et la forme, lesprit et la matière, le yin et le yang ne peuvent être dissociés, ou seulement dans le cas où une uvre soutient des idéologies perverses (pensons au Triomphe de la volonté de Leni Riefenstahl). Un opéra dont la musique est pourrie ne saurait être génial grâce à la seule histoire quil raconte; Picasso se distingue de Michel-Ange, de Van Gogh et de Cézanne autrement que par le sujet de ses toiles; quant à la poésie, elle repose sur la permanente réinvention du langage et des mots. Je rêve depuis longtemps de mettre au point un logiciel qui transcoderait le langage dun film en son équivalent décriture ou de musique. Les fautes grammaticales et dinattention, les contresens, les fausses notes et les distorsions pleuvraient. Car rarissimes sont les films conçus en tant quentités globales structurées dans le Temps (comme musique) et dans lEspace (comme architecture): habituellement, on empile les plans les uns sur les autres en cherchant à dynamiser au maximum chaque scène qui, elle, se fait aussitôt emboutir par la suivante qui, elle, voulue aussi dynamique que la précédente, lanéantira comme elle sera à son tour anéantie par la prochaine. Cest dailleurs là le non-style caractéristique de Spielberg, qui met ses histoires au service de la technique et non linverse à la manière Ford, Hawks, Hitchcock, Huston, Capra, etc. Je revoyais récemment à la télé larrivée de nuit du train des déportés dans Schindlers List: tout est techniquement si parfait et habile, les contre-jours avec le projecteur géant du mirador et la neige qui tombe, la lumière qui sinfiltre entre les planches disjointes des wagons et effleure un il inquiet et des visages terrorisés, les roues du train qui grincent en freinant en dramatique stéréophonie et le reste et le reste... quon finit par navoir de compassion que pour lobjet-film lui-même et pleurer à chaudes larmes de voir le miracle du cinéma saccomplir une fois de plus! Bien entendu, je demanderais à mon logiciel de transcoder tout le cinéma québécois sans exception aucune afin den discerner les différents niveaux de langage. Mais parions sur certaines constatations, hypothèses et même conclusions. Après le pompiérisme de la vague catholico-nationaliste du Curé de campagne à La petite Aurore lenfant martyre, après lidiome federally correct du propagandiste National Film Board jusquà la fin des années 50, et envers et contre le dictionnaire hollywoodien, notre cinéma sest développé et affirmé en inventant son propre langage, celui du direct, qui a également marqué de manière indélébile le cinéma dramatique, du Chat dans le sac de Gilles Groulx aux Ordres de Michel Brault. Le direct découlait primordialement dune quête du réel, du sens et de lauthenticité, et mettait pour ces raisons mêmes les préoccupations esthétiques au second plan. Cela ne la pas empêché, bien au contraire, de mener le cinéma québécois à la grande maturité des années 1970 à 1975 avec les films: On est au coton, La maudite galette et Réjeanne Padovani de Denys Arcand; Un pays sans bon sens! et LAcadie lAcadie?!? de Pierre Perrault et Michel Brault (dans le cas du second film); Le temps dune chasse de Francis Mankiewicz; La vie rêvée de Mireille Dansereau; La vraie nature de Bernadette de Gilles Carle; Bar salon dAndré Forcier; Où êtes-vous donc ?, Entre tu et vous et 24 heures ou plus de Gilles Groulx; Mon oncle Antoine de Claude Jutra; Le mépris naura quun temps et Chronique des Indiens du Nord-Est dArthur Lamothe; Les filles du Roy dAnne Claire Poirier; Les vautours de Jean-Claude Labrecque; On est loin du soleil et Tendresse ordinaire de Jacques Leduc; La leçon des mongoliens de Michel Moreau, César et son canot décorce et Le martien de Noël de Bernard Gosselin; Mon enfance à Montréal et Une nuit en Amérique de Jean Chabot; Question de vie dAndré Théberge; IXE-13 de Jacques Godbout, Le soleil na pas de chance de Robert Favreau; Le son des Français dAmérique dAndré Gladu et Michel Brault et Les ordres de Brault; et jen ai commis cinq dont Les maudits sauvages et Les dernières fiançailles. |
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![]() Dans Schindler's List de Spielberg, tout est techniquement si parfait et si habile qu'on finit par n'avoir de compassion que pour lobjet-film lui-même et pleurer à chaudes larmes de voir le miracle du cinéma saccomplir une fois de plus ! |
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| Langage et finalité Tous ces films, aussi différents soient-ils les uns des autres, ont utilisé un langage à la mesure de leur sujet et de leur finalité, y compris celle de divertir comme dans le cas du Martien de Noël ou de IXE-13. Langage correspond à « suje t» multiplié par « finalité ». Léquation sapplique à tous les films sans exception, même ceux de Hollywood: la finalité de ceux-ci étant de faire de largent, on en détermine les sujets en conséquence, et découle de ce double choix un langage technique qui ne laisse aucune place à la subjectivité, à la création et à la réinterprétation du réel. Il sagit dun cinéma à numéros comme il y a une peinture du même genre. Et voici, trente ans après son âge dor, où se situe le cinéma québécois: contrôlé par les cadres (dans tous les sens du terme) gouvernementaux et privés de production, il procède selon des scénarios à tiroirs ceux des recettes dramatiques et de la caisse du box-office et parle le même langage à numéros que celui de Hollywood. Cest évident dans Liste noire, Les boys, Karmina, Ctà ton tour, Laura Cadieux, La vie après lamour, mais même les uvres dAndré Forcier, de Pierre Falardeau, de Denys Arcand et de François Girard, pour citer les plus « auteurs » de nos cinéastes, subissent une corrosion similaire: les plans, les coupes, le rythme, la lumière, le jeu des comédiens, la mise en image, la trame sonore et le reste se normalisent davantage à chacun de leurs nouveaux films, se conforment à ce langage artificiel qui na dautre finalité que la fabrication dun produit consommable par le plus de gens possible avec le moins deffort possible. Ce langage mort, sans identité aucune, est par ailleurs devenu une manière tout autant quune manie dans la presque totalité des séries lourdes et miniséries de télé: on tourne avec deux ou trois caméras simultanément et on fractionne le plus possible le rythme visuel au montage, opérant ainsi une véritable coupe à blanc du sujet, des personnages, de lémotion, de la compassion. Y a-t-il un quelconque Dogma qui puisse permettre aux cinéastes québécois de réarticuler un langage qui leur soit propre et redevienne nôtre du même coup ? Notre Dogma à nous fut le direct, quont perpétué et réinventé des cinéastes indépendants tels Serge Giguère, Bernard Émond, Robert Morin, Lucie Lambert; mais en plus dêtre dépassés par le nombre, leurs films sont les derniers sur la liste des télédiffuseurs tandis que ceux de leurs prédécesseurs, Perrault, Groulx, Brault, Lamothe, Labrecque, Carle, furent jadis les premiers et plus nombreux que les productions bêtement commerciales. En outre, lenseignement des métiers du cinéma dans les cégeps, les universités et à lINIS se fait de plus en plus en fonction du marché de laudiovisuel et des nouvelles technologies, non pas en fonction de la création génératrice dimaginaire, de culture et didentité. Faut-il alors comprendre que la fête que nous avons faite depuis la fin des années cinquante aux images légitimes de nous-mêmes a servi avant toute chose à mettre la table à la pseudo-industrie cinématographique québécoise et canadienne? |
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| Barreau de chaise 3 (mémoires) par Jacques Leduc [ voir 24 images N° 107-108 p. 51 ] |
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![]() Georges Rouquier sur le tournage de Sire le Roy n'a plus rien dit. |
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| Grâce aux chemins détournés du recyclage des vieilles copies de films, et dont on va taire le parcours..., jai eu loccasion davoir en mains, lautre jour, une copie de Sire le Roy na plus rien dit, un film qui date de 1964, réalisé par Georges Rouquier, et sur lequel javais été lassistant du caméraman Michel Thomas-dHoste. Je men souviens avec une certaine émotion parce que cest le premier film au générique duquel jai eu mon nom et, en lisant le titre sur la vieille étiquette fanée de lONF, une foule de souvenirs ont surgi, comme quoi on a chacun sa madeleine, chacun son parfum évocateur. Je connaissais Rouquier de réputation, ayant vu et fort apprécié Farrebique réalisé en 1946 et Lourdes et ses miracles, qui date de 1955. Jétais heureux, voire flatté, de me retrouver sur le même plateau quun cinéaste de sa trempe (et avec Michel Thomas-dHoste, qui le premier mavait invité à lassister, lannée précédente, et mavait ainsi fait sortir du magasin où jétais engagé, les stores, comme tout le monde disait, en anglais). À la toute nouvelle « équipe française », les ouvertures vers létranger se multipliaient, et ça devait être dans les limites dun tel cadre que Rouquier avait été invité à réaliser ce film. Curieusement, mais lest-ce vraiment ? ce qui me revient en essayant de replacer le personnage de Rouquier, cest le débat qui entourait les épaisseurs de vaseline quon mettait sur les lentilles pour marquer les différentes époques auxquelles le film se déroulait. On recevait des messages alarmés du bureau de production à Montréal : « TOUT EST FLOU » ! Tu parles que cétait flou ! Yen avait ça dépais sur la lentille ! Yen avait trop pour le XVIIIe siècle et pas assez pour le XVIIe! Et finalement on ne faisait pas bien la distinction entre les effets spéciaux dun siècle à lautre! On est encore loin du numérique! Une question de vaseline! Souvenir prosaïque sil en est ! Mais ce dont on se souvient, ce dont on (ne) choisit (pas) de se souvenir, cela relève du plus pur mystère. Dans le même ordre didées, autant de vaseline requérait, à chaque soir, un nettoyage approfondi et un soir, un soir parmi dautres, lors de lun de ces nettoyages, lenvie ma pris, dans une chambre de motel à Matane ou quelque autre lieu semblable, de démonter la tourelle de lentilles sur lArriflex, question de savoir «comment ça marche». Vous devinez la suite: les ressorts microscopiques qui tenaient la tourelle en place, bien retenue dans son lit circulaire, ont revolé, spring-spring, partout sur le tapis shag de la chambre mal éclairée, et je me retrouve, assis sur le lit défait, avec une caméra en deux morceaux entre les mains ! Ayant passé toute la nuit à remonter la tourelle de la caméra, il manquait des ressorts, je me suis excusé à profusion auprès de Michel qui a accepté la nouvelle avec son calme et son sourire habituels, et comme on nétait pas équipé pour faire des tests de calibrage, il a regardé ça à lil, tout avait lair net, puis on sest dit que de toutes manières, TOUT devait être FLOU ! Jétais jeune et je mestimais chanceux (le mot « privilégié » nexistait pas encore...) de partager de tels moments avec de tels personnages, ne sachant pas encore quels mauvais tours ma mémoire allait me jouer, et que le souvenir quon aimerait aujourdhui en avoir nest pas forcément celui qui nous reste. Maudite mémoire. Jean Palardy, qui accompagnait léquipe, fin connaisseur de vieux meubles, personnage haut en couleur, farceur émérite, agrémentait les repas de ses histoires et de ses frasques passées. Je lentends qui nous raconte, malin: « Jai fait le tour de la Gaspésie... », je vois sa main qui sagite, à lannulaire il porte une bague avec une chaînette, oui, il avait fait le tour de la Gaspésie, déguisé en évêque, affublé dun costume seyant, saluant les gens au passage et, bien évidemment, arrivant à se nourrir et à se loger, avec son chauffeur, dans les presbytères quil croisait sur sa route. Il va sans dire, à peu de frais. Je ne me souviens pas si je prenais des notes à ce moment-là de ma vie, quoi quil en soit, elles sont perdues. Les notes rappellent les faits, parfois les humeurs, mais aujourdhui, je sais quelles ne remplacent pas la mémoire, qui est rappel affectif. Lors du tournage de Nobody Waved Goodbye, un film au joli titre, jétais lassistant de lexcellent caméraman John Spotton. Un jour, dans le cours du tournage quil improvisait largement, Don Owen, le réalisateur, ma demandé de tenir un petit rôle celui quon attend du Québécois francophone typique de lépoque des bombes du FLQ, égaré dans un coffee shop hippie de Toronto, une petite scène ad lib à la défense du Québec, ma contribution au film bref tout ça pour dire que, malgré mes « vaillants services », on navait pas daigné mettre mon nom au générique ! Et je men étais offusqué, naïvement ! Je garde plusieurs excellents souvenirs de ce tournage dont mon amitié avec son acteur principal, Peter Kastner, qui parlait français (à Toronto ? en 1963 ?), qui avait mon âge et de tout ce que jai pu apprendre de John Spotton. Je nai jamais osé interpréter à voix haute ce à quoi jattribuais lomission de mon nom du générique de ce film, mais cest une chose que jen retiens. La mémoire quon a dun film sur lequel on a travaillé à un poste ou à un autre, à un titre ou à un autre, serait-elle liée à la seule présence de son nom au générique ? Bien sûr que non. Mais cette question, que je trouve un peu déstabilisante, me vient à lesprit alors que je cherche des points de repère plus concrets sur des films de ces années-là, et sur les équipes qui les tournaient. |
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| L'animation à l'ONF La solitude de Monsieur McLaren par Marco de Blois [ extrait seulement, texte complet voir 24 images N° 107-108 p. 103-104 ] |
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![]() Chasse papillon de Philippe Vaucher. |
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| LOffice national du film a connu des jours difficiles récemment. Lhiver dernier, un regroupement de cinéastes, le MSSO (Mouvement spontané pour la survie de lONF), alertait lopinion publique pour dénoncer la léthargie de linstitution. Il ne sagit pas ici de mettre des bâtons dans les roues du MSSO, ni de sen prendre au bien-fondé de sa démarche, mais il faut faire remarquer que ses interventions mettaient exclusivement en cause la production documentaire. Dans ses propos, les problèmes de lONF apparaissaient généralisés, alors quil y a tout de même, à lOffice, un exemple de réussite: le secteur animation. Lexcellente santé des studios anglais et français et la qualité des films quon y réalise devraient être une piste de solution pour les problèmes soulevés par le MSSO. Rendons à César ce qui appartient à César. Bien que les années 80 aient été difficiles pour lanimation onefienne, qui paraissait alors en panne dinspiration, les années 90 ont marqué le retour dun authentique cinéma de création. La pensée de Norman McLaren continue dêtre un guide pour mieux comprendre la particularité de lanimation à lONF. Chez ce cinéaste fondateur du secteur animation, la technique doit se plier aux intentions de lauteur, quitte à être modifiée ou carrément inventée. En ce sens, lesprit mclarenien est anti-académique, puisquil ne juge pas quil y a une bonne façon de faire un film. Dans les meilleurs cas, cela donne des uvres fortes, qui, chaque fois, repoussent les limites du faisable. Certes, la production de lONF nest pas quune suite de chefs-duvre, mais il faut admettre néanmoins que laccueil débordant denthousiasme que certains de ces films ont reçu à létranger ferait pâlir denvie nimporte quel producteur de longs métrages de fiction au Québec. [ extrait seulement, texte complet voir 24 images N° 107-108 p. 103-104 ] |
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| Tu n'as rien vu à Québec par Yves Rousseau [ extrait seulement, texte complet voir 24 images N° 107-108 p. 48-49 ] |
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| Québec est une belle ville. Cest un cliché, pour ne pas dire une carte postale. Mais ça manque un peu de cinéma. Pour une fois quon y tourne une superproduction avec des bombes (lacrymogènes), des balles (en plastique), des milliers de figurants, des centaines de caméras, un décor à couper le souffle (si on ajoute les gaz, ce nest plus une figure de style) et un budget de près de 100 millions de dollars, je nallais pas rester chez moi à regarder la télé
le magnétoscope montera la garde! Mais le Sommet des Amériques du téléspectateur avait commencé bien avant le 20 avril. [ extrait seulement, texte complet voir 24 images N° 107-108 p. 48-49 ] |
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